Friday, November 30, 2007

La Guerre d'Indochine

Voici la dernière des deux parties d'une vieille recherche que j'ai faite en 2006 sur la Guerre d'Indochine (1946-1954) lorsque j'étudiais au Collège Ahuntsic en sciences humaines. Pour lire la première partie de cette recherche, cliquez ici.

Analyses des enjeux

Comme nous le savons tous, l’Histoire nous donne aussi l’occasion d’apprendre aujourd’hui que tout pays comme la France qui manifestait ostensiblement sa puissance, colonisait des pays quelconques non pas uniquement pour obtenir du prestige sur la scène de la politique internationale, mais aussi pour défendre ces intérêts économiques en contrôlant les leviers politiques, économiques et culturels d’un pays soumis.

Ainsi, d'après Pierre Brocheux, «[l]’Indochine était une colonie d’exploitation et non de peuplement», ce qui veut dire que la France y voyait un potentiel économique dans cette colonie, à l’époque de la colonisation. De plus, Brocheux ajoute qu’à l’exception de l’Algérie, de toutes les colonies, l’Indochine reçut le plus d’investissement qui furent évalués à 6,7 milliards de francs-or en 1940.10

Le flux des investissements métropolitains convergea principalement vers les mines, les plantations d’hévéas, de thé et de café, ainsi que vers certaines industries de transformation : les textiles, les brasseries, les cigarettes, les distilleries, le ciment.11

En Indochine française, des Français riches sont derrières des investissements d’envergure. Ainsi, comme l'écrivait Hugues Tertrais dans l’ouvrage collectif Du conflit d’Indochine aux conflits indochinois, 43% des investissements industriels et miniers sont principalement situés au Nord du Vietnam:

Charbonnages du Tonkin, qui extraient un bon anthracite en bordure de la baie de Ha Long, Cimenterie de Hai Phong, qui avait participé aux travaux de fortification du Tonkin, Cotonnière de Nam Dinh, exerçant plus difficilement son activité au sud (sic) de Hanoï… […] Les investissements en Indochine sont également importants – 34% de l’ensemble – dans les plantations d’hévéa, qui couvrent 100 000 hectares au Viêtnam Sud et […] au Cambodge.12

De plus, Tertrais ajoute que la culture d’hévéa indochinoise a non seulement alimenté les industries françaises du caoutchouc (surtout pour la compagnie Michelin qui a commencé à investir en 1925), mais elle s’est aussi développée depuis le début du 20e siècle. Par contre, la Deuxième Guerre Mondiale (1939-1945) a durement frappé l’industrie de l’hévéa. Ces remarques sur la situation économiques des investissements français portent à penser que la France fut très déterminée à garder ses colonies en Indochine, car elle voulait garder le contrôle sur les ressources naturelles des trois pays qui formaient l’Indochine française, c’est-à-dire le Vietnam, le Cambodge et le Laos. Étant dans une position de domination économique, la colonisatrice européenne peut s’imposer sur le marché du caoutchouc par ses exportations et aussi de l’écoulement du caoutchouc en France qui lui permettaient presque de s’enrichir au su des pays colonisés à une époque où l’automobile occupait énormément de place dans la vie des Occidentaux.

En parlant toujours du caoutchouc et de la culture d’hévéa, Marianne Boucheret, une professeure d’histoire et de géographie au lycée Hector-Berlioz de Vincennes, écrivait que «le caoutchouc fait figure de symbole de la réussite coloniale».13 Non seulement les exportations étaient très grosses, mais la culture de l’hévéa rapportaient beaucoup de dividendes qui «témoignent des succès obtenus par l’hévéaculture dans la péninsule [indochinoise]». Boucheret ajoute aussi que le succès de la culture d’hévéa contribue à «l’arrivée massive de capitaux métropolitains en Indochine, attirés par des taux de profit élevé».

Pour nous permettre de comprendre jusqu’à quel point la France avait tellement besoin des revenus qui viennent de l’exportation du caoutchouc, Boucheret spécifie qu’en 1939, les exportations de caoutchouc en Indochine étaient huit fois plus élevées qu’elles ne l’étaient une quinzaine d’années auparavant. Par conséquent, ajoute cette femme, «cela représente plus du quart de la valeur des exportations totales de la péninsule, contre moins de 5% en 1924».

D'ailleurs, la demande des États-Unis en matière de caoutchouc fut très grande et en perdant l’Indochine, la France perdait une manne très enviable. C’est donc pour cela que par le biais de la Guerre d’Indochine, les Français tenaient tant à protéger leurs intérêts économiques au détriment de l’indépendance des peuples qu’ils colonisaient, comme vous le remarquerez en lisant le prochain paragraphe en retrait qui suit.

L’économie indochinoise était donc coloniale, au sens où elle produisait des matières premières et des denrées agricoles pour l’exportation. Mais celles-ci n’étaient pas exclusivement réservées à la métropole. La France n’a pas arraché l’Indochine à sa matrice extrême orientale : le Japon et la Chine demeurèrent les principaux acheteurs de charbon, et, la plupart du temps, le riz exporté prit le chemin de Hong Kong et de la Chine. Quant aux caoutchouc il était écoulé aux États-Unis.14

D'autre part, le Vietnam était une colonie qui rapportait beaucoup de dividendes aux Français, car il recelait du zinc, du charbon et aussi du tin. Aussi bizarre que cela puisse paraître le Vietnam, en raison de sa population, fournissait aux Français un très bon marché pour la vente de leurs produits manufacturiers. En effet, à partir de 1938, au moins 57% des exportations vietnamiennes étaient contrôlées par des compagnies françaises.15 En gros, si on se fie à ce que bien des historiens ont dit sur l’Indochine, la perte de cette colonie pour les Français signifiait non seulement la perte d’une source de revenus, mais aussi une perte de prestige international.

Pour aller un peu plus loin, on peut lire dans le livre Les mensonges de la Guerre d’Indochine, de Philippe Franchini, que pour la France, le rétablissement de la souveraineté française en passant par le cœur du Vietnam, c’est-à-dire le Tonkin, cette région septentrionale qui est connue comme étant le berceau du peuple vietnamien, avait une importance très capitale.

Aux yeux de la France, la restauration de sa souveraineté serait inachevée, voire désastreuse au regard des autres pays colonisés, et la « libération » de l’Indochine aurait un goût amer d’échec si elle ne concernait pas également le Tonkin et sa capitale Hanoi: le Tonkin, cœur et bastion historique de la nation viêt, que le Viêt-minh a rétabli en tant que tels, et Hanoi, la capitale de l’Indochine française.16

En ce qui concerne les idéologies, l’entrée du monde dans la Guerre Froide a aussi amené la décolonisation dans le monde entier et ce que Franchini a essayé de dire, c’est que pour rétablir la souveraineté française en Indochine, la France devait avant tout plonger dans le cœur du peuple vietnamien, c’est-à-dire dans le Nord, car si on comprend bien ce que Philippe Franchini a écrit, la «libération» de l’Indochine pourrait certainement donner un cri d’indépendance à d’autres pays colonisés qui était sous la botte d’un pays européen quelconque.

En plus, ce «goût amer d’échec», pourrait aussi signifier une perte de prestige international pour la France. Puisque les trois pays de la péninsule indochinoise furent transformés en États communistes, il est complètement inutile de dire que les Français furent présents en Indochine afin de combattre le communisme. Cet inquiétude face au communisme est pourtant très bien exprimée par Jean Chauvel, un représentant de la France à l’Organisation des Nations Unies (ONU), à un représentant américain.

Le temps devrait venir où les États-Unis et la Grande-Bretagne auraient à partager la charge de la France pour barrer la route du Sud au communisme, ou bien la France serait obligée de liquider ses engagements indochinois et d’abandonner l’Indochine à Moscou (capitale de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques).17

En s’aventurant en Indochine pour la dernière fois, les Français ont tenté de chasser le communisme. S’il atteignait le Vietnam, cela risquerait de contaminer, au sens de la métaphore, toute la péninsule indochinoise. De plus, pendant le déroulement de la Guerre d’Indochine, l’humanité était témoin de ce qui a divisé le monde entier en deux blocs idéologiques (capitalistes versus communistes): la Guerre Froide. Donc, tout en demeurant une guerre coloniale, la lutte entre les Français et le Viêt-Minh «est désormais intégrée dans la logique des blocs».18

Stratégies et tactiques

Tout d’abord, commençons par exposer les stratégies et les tactiques déployées par les Viêt-Minh. Lorsque la Guerre d’Indochine éclate en 1946, l’inégalité des forces entre le Corps Expéditionnaire français d’Extrême-Orient (CEFEO) et le Viêt-Minh est très flagrant. Le CEFEO avait à sa disposition du matériel militaire moderne alors que le groupe nationaliste qu’il affrontait ne bénéficiait pas nécessairement de grands moyens. Quoiqu’un fossé, en matière de forces militaires, pouvait être vu entre le Viêt-Minh et les troupes françaises, cela n’a néanmoins aucunement empêché la France d’être matée lors de la guerre révolutionnaire menée par le général Vo Nguyen Giap. Étant techniquement désavantagé, le Viêt-Minh ne pouvaient point s’offrir le luxe d’affronter les Français d’une manière traditionnelle en tout temps.

C’est pourquoi, d'après Dalloz, le Viêt-Minh jouait «la stratégie de l’espace – en s’étendant pour disperser l’effort de l’adversaire -, mais plus encore celle du temps.»19 En effet, en 1947, Truong Chinh, l’un des chefs du communisme vietnamien, conçoit la théorie de la guerre révolutionnaire dans un opuscule intitulé Nous vaincrons certainement de cette manière en trois points:

1) La lutte, essentiellement défensive, s’appuie sur la guérilla; 2) La guerre de mouvement vient s’ajouter à la guérilla; 3) Celle-ci se poursuit, mais le corps de bataille, qui a eu le temps de se constituer progressivement est assez puissant pour passer à la contre-offensive générale, et remporter la victoire sur les colonialistes et leurs «fantoches».20

Bien sûr, faire la guerre en guérilla pour le Viêt-Minh voulait dire qu’il ne fallait pas attaquer les troupes françaises de face, car dans un affrontement à découvert contre le CEFEO, les membres du Viêt-Minh étaient pleinement conscients qu’ils pourraient se faire écraser à plate couture.

Jusqu’en 1949, le Vietminh mène donc des actions de guérilla, dont [le général Vo Nguyen] Giap définit ainsi les principes : «Éviter l’ennemi quand il est fort, l’attaquer quand il est faible […]. Attaquer l’ennemi partout de sorte que, partout, il se trouve submergé par une mer d’hommes armés hostiles afin de miner son moral et d’user ses forces. […] Il est nécessaire de prendre l’anéantissement des forces vives de l’ennemi comme but principal du combat, et de ne jamais, pour la défense ou l’occupation d’un territoire, user les nôtres.»21

Selon Dalloz, afin de bien s’organiser d’un point de vue militaire, les têtes dirigeantes du Viêt-Minh, tels que Hô Chi Minh et Truong Chinh, se sont assurées qu’une structure militaire fut rapidement mise en place afin d’assurer le bon déroulement des activités de guérillas menées par ce groupe qui revendiquait l’indépendance totale du Vietnam.

Les structures militaires du Vietminh ont été rapidement mises en place. Elles reposent sur trois échelons : les milices populaires (au niveau du village) dont l’élite est versée dans les troupes régionales ; puis celles-ci, dont les meilleurs éléments passent dans les troupes régulières; vouées aux grandes opérations, ces dernières sont l’amorce de l’armée populaire du Vietnam. À tous les niveaux, un commissaire politique veille au respect de la ligne définie par le Vietminh.22

Pour le Viêt-Minh, la montagne couverte de forêts tropicales offrait «un cadre particulièrement adapté à la guérilla». Toutefois, contrairement à ce que nous pouvons penser sur le Vietnam (et sur l’Asie en général), ce pays n’est aucunement un pays homogène. En effet, dans la montagne couverte de forêts tropicales se trouvent des minorités ethniques qui ne soutenaient pas le combat d’indépendance du peuple vietnamien.

Pour obtenir leur collaboration, les membres du Viêt-Minh pouvaient parfois utiliser la persuasion, et même parfois la terreur, pour contrôler les villages habités par les minorités ethniques du Vietnam. Vers la fin du conflit indochinois, le Viêt-Minh tenait dans ses mains plus de 5000 villages sur 7000. De plus, Dalloz nous dit aussi que même dans les villes qui avaient l’air d’être bien contrôlées par les Français, la présence du Viêt-Minh lui donnait des occasions en or pour prélever l’impôt révolutionnaire. Bref, pour résumer la stratégie et les tactiques de combat du Viêt-Minh, nous pouvons dire que leur but consistait à être «partout et nulle part, se fond[re] dans la population, disparaît[re] subitement dans la nature, voire dans le sol.»

De toute évidence, pour s’assurer que les membres du Viêt-Minh ne se trouvaient point près d’eux, les Français «lèvent des supplétifs, installent des postes ici ou là pour encadrer la population et l’empêcher de tomber sous l’emprise vietminh.»22 Malgré cela, la présence française est plutôt molle et durant la nuit, les membres du Viêt-Minh font sentir leur présence.

Dalloz écrit qu’en général, les membres du Viêt-Minh sont au courant des mouvements des troupes françaises même avant que celles-ci décident de passer à l’action. Les membres du Viêt-Minh pouvaient prévoir sans aucune difficulté «les mouvements du corps expéditionnaire, tributaire de sa lourde logistique, [car il était] espionné par toute une population (celle du Vietnam).» Bref, pour connaître les conditions générales de la progression du conflit qui opposait les Français au Viêt-Minh, il suffisait de lire les journaux. Dalloz écrit que cela poussera un dirigeant du Viêt-Minh à dire que le corps expéditionnaire français est «aveugle» (il ne voit pas l’adversaire), «sourd» (il n’est pas renseigné) et «boiteux» (ses communications sont difficiles).

Dans ses mémoires sur la Guerre d’Indochine, le général Vo Nguyen Giap décrit ce duel entre les Français et le Viêt-Minh comme étant «une guerre sans front ni objectifs fixes, avec des vagues d’attaque imprévues, venant de directions jugées sans risque par l’ennemi» et il ajoute aussi que «la guérilla de mouvement dans notre résistance différait de beaucoup de la guerre de mouvement d’envergure des temps modernes.»

[…] nous avions remporté des succès éclatants […] à l’issue de combats nocturnes dans les zones montagneuses et boisées. En effet, ces dernières offraient des conditions propices à la progression de nos troupes qui cernaient l’ennemi (les troupes françaises) avant que celui-ci ne les repère et n’utilise ses armes. […] Durant plusieurs années sur les terrains découverts, nos hommes n’engageaient que de petits combats à condition de prendre l’ennemi par surprise rapidement pour aussitôt se replier. Il fallut attendre Diên Biên Phu pour assister au déploiement de grandes unités combattantes, durant des jours et des nuits, basé sur des points d’attaque et l’encerclement, un système d’abris et de
boyaux.23

Même si la Chine n’était pas présente dans les affrontements, nos doutes au sujet de son implication se confirment. En effet, beaucoup de membres du Viêt-Minh ont été formés dans l’art de la guérilla dans le Sud de la Chine.24 Bien sûr, revenir au Vietnam n’était point difficile pour les membres du Viêt-Minh, car la défaite française à Cao Bang (près de la frontière chinoise) en octobre 1950 leur a permis de contrôler cette zone.

Les Français ont tenté par tous les moyens de mater le mouvement nationaliste qui revendiquait l’indépendance totale du Vietnam en exerçant un effort de contre-guérilla qui se soldera par un échec. Yves Gras, un général qui était en service durant la guerre, avait écrit que pour «pacifier» la Cochinchine (le Sud du Vietnam), le général Valluy, le commandant en chef, avait configuré les troupes du général Nyo à près de 40% des forces du corps expéditionnaire: 23 de ses 69 bataillons d’infanterie, 9 groupes d’artillerie et 5 escadrons de cavalerie, soit 38 000 hommes, auxquels s’ajoutaient les 6000 hommes de la garde cochinchinoise et la totalité des partisans soit environ 10 000.25

Cependant, Gras indique que le général Nyo ne pouvait pas avoir une grande marge de manœuvre, car le pouvoir politique, c’est-à-dire les ordres, demeurait dans les mains du commissaire de la République française. Donc, le général Nyo n’avait aucune délégation. De prime abord, cela rendait les communications difficiles. Les agitations étaient beaucoup plus fortes dans la ville de Saigon, mais le général Nyo s’est fait imposer la zone ouest de la Cochinchine «pour des raisons surtout économiques, mais aussi de politique locale», car cette partie de la Cochinchine était la région des grands domaines rizicoles. Pour le général Nyo, il fallait à tout prix concentrer les troupes dans le centre de la Cochinchine, c’est-à-dire dans la ville de Saigon, car cette ville, selon Gras, était une des principales zones de refuges du Viêt-Minh et les habitants de la ville de Saigon était vraiment troublés par des actes de terrorisme que revendiquait le Viêt-Minh. Pour cet ancien général de l’armée française, la principale faiblesse des troupes françaises pouvait être décrite de cette manière:

La principale faiblesse des troupes françaises venait de leur dispersion. De nombreuses missions de sécurité détournaient la plupart d’entre elles de la «chasse à l’ennemi». Elles avaient à protéger, outre leurs propres bases, les axes de communication, les installations économiques, notamment les plantations d’hévéas, et la population des campagnes.26

L’auteur du livre Histoire de la Guerre d’Indochine précise davantage ses explications que ces stratégies et tactiques rendaient les hommes des troupes françaises immobiles. Donc, cela avantageait considérablement le Viêt-Minh en termes de forces mobiles, car il pouvait saisir l’occasion «de se concentrer au moment et à l’endroit où il le voulait.» Une autre chose importante à mentionner: la difficulté de la guerre, pour les Français, était accrue par l’impossibilité de distinguer un Vietnamien ordinaire d’un guérillero.

Finalement, la bataille de Diên Biên Phu a violemment mis un terme à la domination française sur l’Indochine. Selon Laurent Henninger, un chargé de mission au Centre d’études d’histoire de la défense de la France, l’installation de sept campements portant un nom de code (Huguette, Lilie, Claudine, Éliane, Dominique) permettait au corps expéditionnaire français de garder un contrôle sur «la route qui relie Hanoi au Laos et […] de saisir cette plaine coupée d’une rivière et entourée de collines formant comme un immense stade.»27 D’ailleurs, pour l’État-major français, Diên Biên Phu devait être utilisé comme un point de fixation pour attirer le Viêt-Minh, un adversaire insaisissable, dans une bataille rangée. Le 7 mai 1954, après deux mois de résistance acharnée, la base de Diên Biên Phu tombe. Les 11 000 soldats français capitulent devant les 50 000 hommes que le général Vo Nguyen Giap avait rassemblés autour de la «cuvette» qu’était Diên Biên Phu. Du même coup, ces soldats français avaient été «pilonnés par une artillerie puissante»28 d'origine chinoise que Giap voulait voir installée sur les montagnes de Diên Biên Phu afin de bombarder à sa guise les bases militaires françaises. D’ailleurs, selon Henninger, «nul ne pouvait prévoir que le général Giap concentrerait autant d’artillerie sur des collines aussi escarpées et recouvertes de jungle.»29 La France avait demandé à son allié, les États-Unis, d’autoriser une intervention aérienne pour sauver le camp retranché, mais le président Dwight Eisenhower, qui craignait une montée de violence, avait refusé. En plus, aussi étrange que cela puisse paraître, la conférence de Genève consacrée au règlement de la question indochinoise s’ouvra le lendemain de la chute de Diên Biên Phu.30

Conclusion générale

Pierre Mendès France, le Premier ministre de la République française, conclut la conférence de Genève le 21 juillet 1954 et ces accords, selon Dalloz, n’ont point donné «une issue définitive au problème vietnamien, mais permettent à la France de s’en dégager.»31 En vertu de ces accords, le Vietnam sera divisé en deux parties à partir du 17e parallèle: au Nord, la République démocratique du Vietnam (communiste), au Sud se trouvera un Vietnam pro-occidental. Par la suite, l’indépendance du Vietnam (divisé en deux parties), du Laos et du Cambodge est reconnue. Selon les accords de Genève, des élections devront être tenues dans les deux ans afin d’unifier le Vietnam. Toutefois, Dalloz dit qu’en refusant la tenue d’élections générales, le gouvernement sud-vietnamien déclenchera la Guerre du Vietnam, car il croyait que le communisme allait s’établir en Asie du Sud-Est. À partir de 1964, les États-Unis soutiendront massivement, d’un point de vue militaire, le gouvernement sud-vietnamien et cela plongera le Vietnam dans une autre guerre.

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10. [s.a]. «L’Indochine aux temps des Français», L'Histoire, no. 203, (octobre 1996), p. 28

11. Ibid., p. 28

12. Hugues Tertrais. «Les intérêts français en Indochine entre 1954 et 1975», dans Du conflit d’Indochine aux conflits indochinois, sous la direction de Pierre Brocheux, Paris, Éditions complexe, 2000, p. 38-39

13. [s.a]. «L’Indochine aux temps des Français», L'Histoire, no. 203, (octobre 1996), p. 39

14. Ibid., p. 29

15. Spartacus. «Vietnam War Overview», (page consultée le 13 avril 2006)

16. Philippe Franchini. Les mensonges de la guerre d’Indochine, Paris, Perrin, 2005, p. 142

17. [s.a]. «L’Indochine aux temps des Français», L'Histoire, no. 203, (octobre 1996), p. 41

18. Ibid., p. 42

19. Ibid., p. 40

20. Ibid., p. 40

21. Ibid., p. 40

22. Ibid., p. 40

23. Vo Nguyen Giap. Mémoires - 1946-1954, tome 1 «La résistance encerclée», Paris, Éditions Anako, coll. «Grands Témoins», 2003, p. 197

24. [s.a]. «L’Indochine aux temps des Français», L'Histoire, no. 203, (octobre 1996), p. 41

25. Yves Gras. Histoire de la guerre d’Indochine, Saint-Amand-Montrond, Denoël, coll. «Destins croisés», 1992, p. 177

26. Ibid., p. 178

27. Laurent Henninger. «Dien Bien Phu: Qu’allaient-ils faire dans cette “cuvette”?», L'Histoire, no. 287, (mai 2004), p. 30

28. [s.a]. «L’Indochine aux temps des Français», L'Histoire, no. 203, (octobre 1996), p. 44

29. Laurent Henninger. Loc. Cit., p. 30

30. [s.a]. «L’Indochine aux temps des Français», L'Histoire, no. 203, (octobre 1996), p. 45

31. Ibid., p. 45

Wednesday, November 28, 2007

Exhibition of Ignorance

We've heard some French Quebeckers express racist remarks at the Bouchard-Taylor Commission's hearings. Now, we hear other Quebeckers being so proud of their ignorance without looking racist! Indeed, it's about time that someone tells them that the Christmas tree is not a Christian symbol.


A Sikh man said that no preferential treatment should be made in terms of religious accommodations. He supported his lame argument by suggesting that all religions must be treated equally, because we let the Christmas tree being shown in public places. Most of all, he upheld that the Christmas tree is a Christian symbol.

Either this man is a chronic moron or an innocent ignorant.

Needless to remind you that in France, a country that forbids the display of religious symbols in public places, the Christmas tree can be put in public places. Some will say that this is a preferential treatment to Christianity. However, if it can be put in public places in France, it's because the Christmas tree is not a religious symbol at all.

Its worship was part of ancient (and also different) Egyptian, Chinese, Roman and Hebrew customs. Besides, the worship of the evergreen tree (which went on to be known as the modern Christmas tree) was commonly spread in pagan European cultural habits. By the way, this pagan European custom was born in Western Germany.

Obviously, back in the Middle Age, the evergreen tree was integrated to a Christian custom known as "Christmas". However, it has never been recognized by the Pope as something Christian, because of its strange mysticism. At that time, some Europeans thought that a Christmas tree was a way to scare evil spirits, because they didn't see any way proposed by Christianity.

Besides, the art of decorating a Christmas tree is also a pagan habit. In a region of today's Turkey, it was a way to revere a Phrygian semi-deity known as Attis. Indeed, according to a legend, he was reborn as an... evergreen tree.

If that Sikh man (along with his friends) had taken more English lessons, they would know that the word "pagan" means that it is heathen. Too complicated is the previous word? To make it simple, let's say that if the Christmas tree is a pagan symbol, then it means that it doesn't belong to any religions.

It's hard to comprehend why a Christmas tree was taken out of Toronto's city hall last year. For the sake of common sense, let's stop calling it "harmony tree", "friendship tree" or even "holiday tree". The Christmas tree has never been a Christian symbol. Despite being integrated in Christmas festivities, Christmas just no longer has any religious meaning to most of Canadians.

As a matter of fact, any religious minorities should know that most of us don't celebrate the birth of Jesus on the 25th of December. If the Christmas tree could talk, it would be glad to hear that it is an universal symbol of worldwide happiness. The moral of this post is that "when in Rome, do as the Romans do."

Saturday, November 24, 2007

Les Français et l'Indochine

Chers voyageurs de la blogosphère, j'ai l'honneur de publier la première des deux parties d'une vieille recherche que j'ai faite dans le cadre du cours d'actualité politique internationale (cours de deuxième session) lorsque j'étudiais en sciences humaines au Collège Ahuntsic en 2006. Je ne vous souhaiterai pas bon cinéma, mais bien une bonne lecture!

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Introduction générale:

Alors qu’elle n’a pas su garder la majorité de ses colonies nord-américaines à force d'essuyer des défaites contre la Grande-Bretagne, la France s’est tournée vers l’Afrique et aussi l'Asie en colonisant le Cambodge, le Laos et le Vietnam pour former l'Indochine française. Vers la fin de l'époque coloniale, les Français et les Viêt-Minhs (un groupe nationaliste crée par Hô Chi Minh) laisseront à l'attention de la muse Clio la Guerre d'Indochine (1946-1954), la guerre d'indépendance du Vietnam.

Mise en contexte historique:

Après avoir pris le contrôle du Cambodge et du Laos, la France se lancera dans l’aventure de la colonisation du Vietnam entre 1859 et 1883. Ensuite, le Vietnam sera intégré à l’Union indochinoise en 1887. Au fur et à mesure que le temps avança, quelques Vietnamiens collaboreront avec les colonisateurs français dans le contrôle de l’Indochine française, alors que d’autres se questionneront sur le droit des Français de les dominer.

Plusieurs années plus tard, avant que n’éclate la guerre qui opposera les nationalistes vietnamiens aux Français, l’Indochine française sera envahie en 1940 par le Japon, un pays qu'Alain Ruscio qualifie comme étant le «champion de la cause jaune contre la domination européenne».1 De plus, Ruscio ajoute que le général Georges Catroux, le Gouverneur général de l’Indochine française, s’est fait demander par les autorités japonaises «le libre passage pour leurs troupes à travers le Tonkin». Évidemment, Arsène Henry, l’ambassadeur français au Japon, signera un accord de principe qui reconnaît «les intérêts dominants du Japon en Extrême-Orient dans le domaine économique comme dans le domaine politique»,2 car étant conscients que leur pays était déjà occupé par les Allemands, les Français ont jugé que mieux valait se rendre en Indochine française plutôt que de lutter contre l'armée japonaise.

Plus tard, Hô Chi Minh, un nationaliste vietnamien fortement recherché par les autorités coloniales françaises à l’époque, créera le Viêt-Minh, une formation politique vietnamienne qui est le résultat de la réunion du Parti communiste indochinois (fondé en 1930) et d’éléments nationalistes. Afin de lutter contre les Japonais, les Soviétiques donnèrent des armes au Viêt-Minh et les États-Unis feront la même chose après le bombardement de leur base navale de Pearl Harbor. Cependant, lorsque les Japonais furent vaincus, des chefs d’État, tels que Franklin D. Roosevelt, Joseph Staline et Winston Churchill, se réunirent à la Conférence de Postdam en 1945. Selon la conférence, le Vietnam sera divisé en deux parties pour attendre le retour des Français en Indochine française: les Chinois surveilleront le Nord et les Britanniques, le Sud.3

Les Français tentèrent de reprendre le contrôle de l’Indochine française après la Deuxième Guerre Mondiale (1939-1945) à une époque où d’autres puissances coloniales se préparaient à libérer leurs colonies asiatiques (Inde et Birmanie pour la Grande-Bretagne, Indonésie pour les Pays-Bas), écrit l’historien Joseph Savès.4

En 1946, au mois de janvier, les troupes britanniques acceptèrent de sortir du Vietnam et les Chinois quittèrent le Nord du pays en se faisant promettre par les Français la rétrocession de territoires appartenant à la Chine.

Configuration des forces en présence:

La Guerre d’Indochine met en vedette deux protagonistes: la France et le Viêt-Minh, un groupe indépendantiste qui a été créé par Hô Chi Minh, un communiste vietnamien. Bien que la France et le Viêt-Minh furent les deux camps antagonistes qui se sont affrontés sur l’échiquier, nous ne devons toutefois pas omettre certains détails très intéressants sur l’identité des pays qui secondaient chaque côté.

D'après Jacques Dalloz, un maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris, le Viêt-Minh était techniquement secondé par la Chine, un pays qui est devenu une république communiste dirigée par Mao Tse-Tung en 1949, et de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS).5 Pour ce qui est des Français, eux, ils étaient secondés par les États-Unis d’une manière financière.

Pour ce qui est des têtes dirigeantes, du côté du Viêt-Minh, Hô Chi Minh était le chef de ce groupe nationaliste qui revendique l’indépendance du Vietnam, alors que la branche armée fut dirigée par le jeune général Vô Nguyen Giap, un licencié en droit et économie politique qui fut professeur d’histoire au lycée privé Thang Long à Hanoi jusqu’en 1940. Bien sûr, à l’exception du général Vô Nguyen Giap, il y avait aussi d’autres personnes dans l’organisation militaire du Viêt-Minh qui étaient responsables des activités militaires.

Du côté des Français, dès le début de la Guerre d’Indochine, le président français Charles de Gaulle nomma le général Leclerc (de son vrai nom Philippe de Hautecloque) au poste de commandant des troupes françaises en Indochine. Quant à l’amiral Thierry d’Argenlieu, il sera haut commissaire en Indochine ainsi que supérieur du général Leclerc avant d’être limogé en mars 1947.6 Plus tard, au mois de mai 1953, le président du Conseil «René Mayer […] nomme le général [Henri] Navarre à la tête de l’armée d’Indochine».7 Une fois à la tête du commandement des forces de l’Union française, Navarre dresse un tableau qui lui indique que le nombre de soldats français dépasse celui du Viêt-Minh: 450 000 hommes contre 400 000).8 Cependant, il ne faut pas oublier qu’en plus de se fier à leurs membres, le Viêt-Minh prend aussi les moyens pour faire participer toute la population du Vietnam à la Guerre d’Indochine et par conséquent, leur nombre augmente considérablement.

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3. Spartacus. «Vietnam War Overview», (page consultée le 13 avril 2006)







Friday, November 23, 2007

My Fields of Interest In History

The Car of History (1819), by Carlo Franzoni
Most of my close friends have always known that I'm an enthusiastic of History. You guys probably foresaw many years ago that I'll study History in university. Now, it's about time that I show you my fields of interest in History (what I like and want to learn about). Of course, I'm particularly interested in Canadian History, but here are my dominants interests.

1. Canadian History:
  • Quebecker and English Canadian nationalism.
  • Anti-British rebellions in Upper and Lower Canada (1837-1840).
  • Imprisonment of intellectuals and journalists.
  • Canadian feminism.
  • Ethnic tensions between whites and "visible minorities".
  • Racial/ethnic segregation.
  • Intellectual literature and debates (related to politics).
  • Far-right politicians, thinkers and organizations.
  • Myths and lies in the teaching of History.
  • The Seven Years' War (1756-1763).
  • People's life during the Second World War (1939-1945).
  • The conscription crisis (1917).
  • Slavery (1605-1834).
  • Political history from the 1940s to nowadays.
  • English Canadian culture.
  • Socialism in Canada.


2. American History:
  • American war of independence (1776-1783).
  • Slavery (1619-1865).
  • Racial segregation.
  • Working classes' activism (19th century to the 1960s).
  • The American Civil War (1861-1865).


3. European History
  • The Age of Enlightenment.
  • The Second World War (1939-1945).
  • The French Revolution (1789).
  • The (gradual) birth of French secularism (1880s to 1905).
  • Communism in the USSR and Eastern European countries.
  • The Armenian genocide (1915-1918).
  • German political and social history (1930-1945).


4. Asian History:
  • The Indochina War (1946-1954).
  • The Korean War (1950-1953).
  • Japanese imperialism (1880s to 1945).
  • The History of samurai.
  • Chinese social and political history (1880s to 1976).

Thursday, November 15, 2007

Secular Country Gone Wild

Religion seems to be stuck on American politics. In the first place, this is not supposed to be the case. With such a belief, most Americans are threatening their formally secular political institutions.


Speaking about religious exhibitionism, think about Keith Ellison who brought a Koran when he was sworn in last January in the House of Representatives. You also probably lost the count on the moments when president George W. Bush said that he's a born-again Christian. Besides, Republican candidate Mitt Romney doesn't hesitate to talk about his Mormon background.

So much noise in the media for laughable things!

Now, we hear about Republican candidate Fred Thompson who received an endorsement from the National Right To Life group two days ago. Obviously, this is due to Thompson's opposition to abortion. However, he doesn't think that the federal government should criminalize abortion. Indeed, Thompson said that it's the States' call.

Regardless of what some American politicians say, the inclusion of religious sentiments (I'm not talking about symbols) shouldn't impair their legislative judgement. If not, it will be a disrespect to the Amendment I of the U.S. Bill of Rights. According to it, the Congress can't make a law with a religious nature.

In the end, talking about one's opposition to abortion is a pure waste of time because of secularism and also because of the Supreme Court's judgement known as Roe vs. Wade.

This should remind us about former American president Thomas Jefferson famous phrase that there should be a "wall of separation" between the state and the church.

Globally speaking, most American citizens don't respect at all the secular nature of their government as American journalist Cathy Young pointed it out. We're not talking here about imposing a religion on people, that is politicians, but rather checking religious piety. All in all, you may have good ideas on public policies, but if you regard religion as a private matter, you're making a career suicide. Indeed, "in a 2000 Pew Research Center poll, 70 percent of Americans said that they wanted a presidential candidate to be religious" (C. Young, 2004).

Strange though it might sound, Americans, in general, cherish their Constitution. However, how many of them fully respect it? Not that much. In fact, the article VI of the U.S. Constitution clearly stipulates that "no religious test shall ever be required as a qualification to any office or public trust under the United States."

With that said, the USA may be a formally and constitutionally a secular country unlike Canada. However, the behaviour of most American citizens constitutes a mockery to the Founding Fathers' heritage. Let's be very clear: a threat to secularism is also a threat to democracy, because religion and patriotism don't go together. The day when a secularist can run in politics without being lambasted is not likely to happen soon in the USA, unfortunately.

Saturday, November 3, 2007

Jack Bauer Is Back

Wow, I've been waiting for this! The seventh season of 24 will be aired shortly. Here's the trailer. Finally, guess what? You'll be surprised to see who the "bad guy" (how can it be possible?) is. For those who have the cable, the first two shows will be aired on January 13. For those who don't know me, did you know that 24 is the only American TV show that I watch?

Thursday, November 1, 2007

Let Koivu Do His Job!

Many Quebeckers want Saku Koivu (photo) to know how to speak French to our media. After all, he is the Montreal Canadiens' captain. Are some Quebeckers asking too much? Definitely, yes.


Historically speaking, most captains in the Habs' history knew how to speak French. Nonetheless, it's not that hard to understand why many Quebeckers are making such a fuss over Koivu's hesitation to speak French before the eyes of Quebecker journalists. After all, he's not the first captain in the franchise's history who couldn't speak French!

However, Quebeckers' desire to see the Montreal Canadiens' captain (whoever it is) speaks French is not quite recent. Indeed, back in the time when Mike Keane was the captain, that is in 1995, he once said that having a good command of the French language is not important at all. What a harsh comment! That probably explains why Keane got replaced in the same year by Pierre Turgeon.

On another note, Bob Gainey, the current general-manager of the franchise, learnt French when he was the team's captain from 1981 to 1989.

Still, far be it from me the idea to say that learning French is unimportant if you're the Habs' captain. In fact, learning French should only be a choice. Moreover, it's pointless to beg a player to learn French when we know that any given player could depart for another team for a plethora of reasons. Make a crisis if you think that the player doesn't play well. That's it. That's all.

Whoever has the "C" letter sewn on his jersey should know that the only thing that matters is his contribution to the team on and, to a lesser extent, off the ice. Obviously, I viscerally think that being able to speak French is not necessarily a guarantee to the Montreal Canadiens' fans that you can lead the team to the playoffs.

For instance, Pierre Dagenais left the Canadiens in 2006 to make a career in Europe. Remember that despite his big shots, he wasn't extremely useful to the Habs if you consider his lack of consistency. Secondly, Mike Ribeiro speaks French, but after one terrific 65-points season in 2003-2004, he was sent to Dallas. Besides, even though Ribeiro was born in Montreal, many white French Quebeckers considered him not as a Quebecker, but as a... Portuguese.

As for Guillaume Latendresse, despite the expectations that we've been seeing for two years, he hasn't been really impressive with his three points after ten games. Furthermore, don't forget that Guy Carbonneau, the Montreal Canadiens' head coach, also said that there are some matches in which Latendresse doesn't manage to shoot at the goal.

As fans, if we were to ask all captains of the Canadiens to speak French, we would certainly deprive our team from the possibility to get outstanding players (who don't necessarily speak French). Needless to remind you that the Montreal Canadiens already has the difficulty to get Quebecker players...

All in all, even though Saku Koivu doesn't speak French, does it mean that he should be traded? The fact is that Koivu is an useful player to the team and as long as he does his job correctly, there's no reason to complain. Besides, learning French should be his choice. Period.

Update (11:10 PM): For those who don't know, Saku Koivu apparently did an effort to speak French at the Bell Centre. Unfortunately, I didn't see it on TV since I don't have the cable.

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