Sunday, September 30, 2007

En route vers les Plaines d'Abraham

Ceci est le premier d'une série de trois textes révisés (avec les notes de bas de page en moins) et enrichis d’une recherche que j'ai faite sur la Guerre de la Conquête (1756-1763) dans le cadre du cours d’Histoire du Québec et des Amériques lorsque j’étudiais en sciences humaines au Collège Ahuntsic en 2006. Évidemment, le but de cette recherche consistait à écrire une critique interne et externe d’une source primaire. Celle-ci fut une gravure anglaise représentant la bataille des Plaines d’Abraham.


La bataille des Plaines d’Abraham

Cette image représentant le siège de Québec en 1759 est une gravure imprimée à Londres. Elle est basée sur un croquis d’Hervey Smith, l’aide de camp du général James Wolfe (le dirigeant des troupes britanniques lors de la Guerre de la Conquête). D’après Christopher Moore, «[d]es événements de douze heures sont compressés en un seul moment» sur cette gravure (2002 : 180). Sur cette gravure, on peut y voir deux camps antagonistes : un qui se bat pour la possession du Canada (la France) et l’autre qui se bat pour la prise du Canada (la Grande-Bretagne). De toute évidence, la bataille des Plaines d’Abraham est une bataille qui est englobée dans cet affrontement entre les France et la Grande-Bretagne, «les deux puissances mercantiles de l’Europe du dix-huitième siècle». Bien sûr, cette bataille est mieux connue sous le nom de la Guerre de Sept Ans (1756-1763).

Sur cette gravure, les troupes françaises et britanniques se sont livrées une bataille âpre le 13 septembre 1759 sur les Plaines d’Abraham. En ce qui concerne la configuration des forces en présence, l’historien Guy Frégault soutient que du côté britannique, durant la bataille des Plaines d’Abraham, le général James Wolfe, l’homme qui dirigeait les troupes britanniques, «[avait jeté] dans cette épouvantable aventure un peu plus de 4,800 hommes» qui furent supportés par la flotte navale de la Royal Navy (Frégault, 1955 : 346).

Pour ce qui est des Français, au total, leurs troupes étaient constituées de 2200 soldats réguliers et 1500 soldats coloniaux (majoritairement des Canadiens). En plus, les troupes françaises furent militairement soutenues par 10 000 miliciens (Moore, 2002 : 177). Quoique les Français avaient un certain avantage numérique face aux Britanniques, le général James Wolfe écrit durant la bataille que «[le général] Montcalm est à la tête d’un grand nombre de mauvais soldats et [que lui, il est] à la tête d’un petit nombre de bons soldats». Durant la bataille des Plaines d’Abraham, le général Montcalm parvint à déployer 3500 hommes et fonce «la tête baissée» dans une confrontation contre les Britanniques qui ne durera qu’un quart d’heure.

Désorganisation des troupes françaises

Durant la bataille sur les Plaines d’Abraham d’une durée de quinze minutes dont le principal enjeu était la possession du Canada, les troupes britanniques, selon Frégault, «évoluent avec une précision mécanique». De plus, cet ancien membre de l’Académie canadienne-française spécifie, dans son livre La guerre de la conquête – 1754-1760, qu’après le combat, les troupes françaises furent très désorganisées de cette manière (p. 348):

[l]es bataillons sont dans un «désordre irrémédiable», dispersés par une «terreur sans égale». Mais la «déroute» n’est «totale que parmi les Troupes réglées»; habitués à reculer à la manière, dit-on, «des anciens parthes» et à se retourner brusquement contre l’avant-garde qui les poursuit, les Canadiens retardent considérablement l’avance britannique et empêchent les vainqueurs de pénétrer dans la capitale sur les talons des fuyards.

Dans le passage qui suivait cet extrait qui a été présenté en retrait, cet historien canadien expliquera que les Plaines d’Abraham n’étaient pas intégrées à la ville de Québec à l’époque de la Guerre de la Conquête. Cela veut dire qu’elles menaient vers la capitale de la Nouvelle-France. D’ailleurs, la raison pour laquelle les troupes britanniques furent retardés c’est parce qu’un groupe de miliciens était présent dans les bois situés à l’Ouest de la porte Saint-Jean et ils ont pu infliger des pertes aux Britanniques. Après tout, cela n’empêchera guère les vainqueurs de déferler sur la capitale de la Nouvelle-France et d’affirmer leur contrôle militaire au nom de la couronne britannique vers la fin de cette guerre qui allait permettre aux Britanniques de casser les ambitions commerciales nord-américaines des Français en mettant la main sur le commerce des fourrures, l’agriculture et la pêche.

Prochain texte: La capitulation française.


Bibliographie partielle:

FRÉGAULT, Guy. «La guerre de la conquête – 1754-1760», tome 9 de Histoire de la Nouvelle-France, Montréal, Fides, 1955, 514 p.

MOORE, Christopher. «Colonization and Conflict: New France and its Rivals – 1600-1760» dans The Illustrated History of Canada, Toronto, Key Porter Books, 2002, p. 96-180

Wednesday, September 26, 2007

Les allergies alimentaires: Accommodements alimentaires


Une réaction allergique peut causer peut avoir des conséquences dramatiques. Ne disposant d'aucune règle claire pour éviter cela, les autorités scolaires pensent de plus en plus aux «accommodements alimentaires» pour protéger les élèves allergiques.

Selon Statistiques Canada, 33,45% des écoliers québécois souffrent d’une allergie. Les réactions les plus courantes sont liées aux aliments et proviennent le plus souvent de l'ingestion d'arachides, de noix, de poisson, d'oeufs ou encore de lait. C'est pourquoi, des écoles et des fournisseurs de services alimentaires mettent en place des règles et des procédures ayant pour but de rendre service aux enfants souffrant d’une allergie alimentaire.

Andrée Coursol, une infirmière au CLSC de Saint-Laurent, pense que les allergies alimentaires constituent «les cas les plus graves». Selon elle, il n’existe aucune lois pour forcer les écoles à accommoder les enfants souffrant de ce type de troubles. Néanmoins, elle spécifie que ce sont habituellement les écoles qui font leurs règles et que les parents doivent aviser les établissements.

Marie Gibeau, la directrice adjointe des services de nutrition de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB), affirme aussi que «de façon générale, le dossier des allergies alimentaires est laissé à la direction de chaque école». Entre proscrire des aliments allergènes ou interdire aux enfants allergiques l’accès à la cafétéria, la CSMB ne favorise aucune de ces idées et que la CSMB ne s’empêche pas de vendre certains aliments. En revanche, elle précise que du côté des écoles, plusieurs d’entre elles offrent de moins en moins de produits à base d’arachide.

Dans un communiqué, l’Association québécoise des allergies alimentaires (AQAA), un organisme à but non lucratif, dit que «fréquenter un centre de la petite enfance, l’école ou un service de garde est un droit pour tous les enfants et l’enfant allergique ne doit pas faire l’objet de discrimination». L’AQAA suggère aux écoles ainsi qu’aux commissions scolaires des mesures à prendre pour éviter les crises allergiques. Par exemple, lorsqu'un enfant souffre d’allergies alimentaires, une école peut «planifier l’envoi d’une lettre aux parents leur demandant d’exclure les arachides et les noix des collations et repas de leurs enfants» ou assurer «la formation de tout le personnel sur l'utilisation d'EpiPen et sur la conduite à tenir en cas de réaction allergique».

D'autre part, l'entreprise SYSCO exige «de tous ses fournisseurs de services alimentaires l’établissement d’un programme de contrôle des allergènes». La nourriture jugée comme allergène n'est pas cuisinée au même moment que celle qui ne l'est pas.

Diane Charbonneau, mère d’une fille allergique, déplore le manque de collaboration entre la direction de l'école fréquentée par sa fille et les parents. «Nous devions rencontrer des infirmières scolaires à chaque année pour expliquer que notre fille était allergique.»

D'ailleurs, elle ajoute qu’elle avait l’impression que pour la direction de l’école de sa fille, les allergies alimentaires constituaient «une surcharge de travail». Par contre, Mme Charbonneau pense que «plus on avance dans le temps, plus les allergies alimentaires sont connues». Même si elle ne pense pas que le Canada ou le Québec doivent se doter d'une loi sur les allergies alimentaires, elle affirme que des sessions de formation et de sensibilisation sur les allergies devraient être organisées dans les écoles.

Monday, September 24, 2007

Esclavage et capitalisme américain

Résumé du chapitre Le Sud esclavagiste: une interprétation dans l'essai Économie politique de l'esclavage, d'Eugene Genovese.

Aux États-Unis, l’esclavage s’est pratiqué de 1619 à 1865. Toutefois, en parlant des différences régionales, l'historien américain Eugene Genovese explique que pendant le 19e siècle, si le Nord des États-Unis s’est bâti dans l’industrialisation, le Sud fut fondé sur l’esclavage.


De prime abord, Genovese explique que d'après une école de pensée, l’esclavagisme sudiste américain a des traits capitalistes. Les activités de plantation nécessitent des dépenses de capitaux. Deuxièmement, contrairement à des sociétés esclavagistes «primitives», des institutions telles que la banque, le crédit et la finance sont présentes dans le Sud des États-Unis. Évidemment, les activités des planteurs engendraient une accumulation de capitaux, bien que trop faible, et la production fut destinée à la vente. Là s’arrêtent les comparaisons entre le Nord et le Sud. Effectivement, Genovese ajoute que si l’économie sudiste était réellement capitaliste, son agriculture et son système de plantation seraient des champs d’activité économique parmi tant d’autres. Or, en raison de l’esclavage, le Sud fut pris dans le système de plantation et son économie dépendait de l’agriculture.


À bien y penser, le Sud des États-Unis ne possède pas les traits capitalistes du Nord. Non seulement il n’y avait pratiquement pas d’usines permettant la production de biens. Par contre, une petite nuance s’impose : beaucoup d’usines présentes furent des succursales de compagnies originaires du Nord. De plus, pour la classe dominante sudiste, l’accumulation de biens, d’esclaves et de terres était perçue comme une source de prestige. Puisque les élites sudistes aimaient dépenser leur fric sur des biens, le Sud des États-Unis perdait ses capitaux par l’importation de biens venant du Nord et de la Grande-Bretagne. Cela revient à dire que le Sud avait développé une dépendance économique.

Contrairement aux riches du Sud qui avaient une mentalité d’aristocrate, ceux du Nord accumulaient du capital afin de le réinvestir surtout dans le développement de leur commerce. D’ailleurs, beaucoup d’observateurs ont dit que les gens du Nord étaient animés d’un désir de se faire de l’argent. Cela montrait qu’il y avait un écart entre les mentalités nordistes et sudistes. En effet, les sudistes honoraient le travail, mais se contrefichaient du gain financier.

Du côté économique, le Nord dépassait de plus en plus le Sud. Cet écart n’était pas rien qu’en termes de population. En effet, pour expliquer le retard du Sud par rapport au Nord, l’un des problèmes de l’esclavagisme résidait dans le fait que les propriétaires utilisaient uniquement une main d’œuvre dite «servile». Conséquemment, cela n’attirait pas beaucoup les travailleurs salariés blancs dans le Sud.

De plus, les propriétaires sudistes furent non seulement contre l’industrialisation, mais ils craignaient aussi l’apparition d’une classe ouvrière blanche et d’une bourgeoisie urbaine. Cela dit, si on tient compte de la manière comment ils regardaient les Noirs et les autres membres de la société, les propriétaires sudistes ne voulaient pas d’obstacles à leur domination politique. Qui plus est, ceux-ci semblaient ne pas trop apprécier la concurrence, car ils ne voulaient pas qu’un réseau de transport, grâce à l’investissement de fonds publics, ouvre l’accès aux agriculteurs de l’arrière-pays. Ce désir de se voir comme des maîtres empêchait indubitablement l’expansion d’un marché intérieur dans le Sud et enfermait les gens du Sud dans une économie de subsistance. Cette arriération économique était aussi due à une concentration de la richesse et des terres. S’ajoutait aussi aux problèmes précédemment énumérés la haine de la ville chez les Sudistes qui entravera la création de centres urbains.

Dans une perspective générale, si l’esclavagisme a fait la joie des planteurs du Sud, il n’en demeure pas moins qu’il leur causera des problèmes. En effet, quoique le Sud des États-Unis s’enfonçait déjà de fil en aiguille dans la stagnation à l’époque de l’esclavage, il n’en demeure pas moins que son élite animée par une mentalité aristocratique va afficher sans vergogne son conservatisme. D’ailleurs, cet état d’esprit borné de la part des élites sudistes les rendra témoins de la progression économique du Nord des États-Unis qui désavouait l’esclavage. En quelques mots, le clivage qu’il y avait entre le Nord et le Sud n’était pas uniquement de nature économique, mais aussi idéologique si on tient en considération le fait que bon nombre d’États du Nord des États-Unis avaient aboli l’esclavage dès la fin du 18e siècle.

Notice bibliographique du texte: GENOVESE, Eugene. «Le Sud esclavagiste: une interprétation» in Économie politique de l'esclavage, Paris, Maspéro, 1967, p. 23 à 45

Friday, September 21, 2007

The NDP Is Just Eye-Candy

Thomas Mulcair's presence in the NDP is questionable, because this party is out of touch with Quebec.

On Monday, Thomas Mulcair - not the New Democratic Party (NDP), mind you! - won a seat in the Montrealer riding of Outremont during a by-election. There's not much reason to be surprised, because in a by-election, the participation rate is very low, that is, 37.6% in the case of Outremont. Moreover, unlike what Mulcair has been saying recently, people didn't necessarily vote for the NDP; they rather voted for him (i.e. the man).

On the other hand, after the by-election, the NDP's leader, Jack Layton, averred that more and more people are grateful to what his party does. Without a doubt, never has the NDP been so active in the agora. All you have to do is to watch Jack Layton's plethora of public appearances condemning Stephen Harper's policies in the economy, the environment and the mission in Afghanistan.

Obviously, Thomas Mulcair's presence in the NDP is questionable, because this party is out of touch with Quebec. Of course, Jack Layton has been doing many efforts to make his party look attractive, but its victory in Outremont will not influence Quebecker voters in general.

First of all, Jack Layton once proposed to create a Canadian republic. Not bad for someone who was born and Quebec and now lives in Ontario! Evidently, the abolition of the monarchical institutions is a very popular idea in Quebec among French Quebeckers. Nonetheless, Layton can't connect himself with many Quebeckers. In short, the ideas of creating a republic and being against the war in Afghanistan won't give him more seats in Quebec.

Moreover, Mulcair, Quebec's former Environment minister, certainly forgot that many of us, Quebeckers, don't see the NDP as an alternative for renewing Canadian federalism. Let's face it: federalism has never seemed to be a card in the NDP's hands. No wonder why the NDP is still seen as a political party that has a vision of federalism based on centralization.

Strange though it might sound, back in his days as being our provincial Environment minister, Mulcair once blasted Stéphane Dion (who was the federal Environment minister) for being unsensitive to Quebec's demands. A few years later, Mulcair joins a party that is close to the Liberal Party of Canada in the issue of federalism! It may be too early to say it, but how does Thomas Mulcair want to be remembered?

In the upcoming days, Mulcair definitely owes us explanations about his vision of federalism. Did he forget that Quebeckers appreciate a flexible approach to federalism? Besides, what are his views on the federal spending power?

If Thomas Mulcair wants to join the NDP, that's fine for him. However, as opposed to what Jack Layton believes, the NDP didn't become more "effective" in the House of Commons with the arrival of Mulcair in the political landscape. In fact, Jack Layton terribly lacks talent in debating. For instance, just look at his absurd stances on our mission in Afghanistan and his badly elaborated thoughts on the economy.

Above all, what distinguishes the NDP from the Tories is its incapacity to occupy a seat in the debate on federalism. This is something that Thomas Mulcair should have known. Well, shame on him.

For the moment, the fact that the NDP is bound to stay in the opposition is not a matter of dispute. How bad for a party that claims to be so close to all Canadians!

Monday, September 17, 2007

Just Relax and Enjoy 24

The TV show 24 does contain horrible torture scenes, but on the other hand it also does contain sensible social messages.

Apparently, Jack Bauer (the main character of 24 played by Kieffer Sutherland) is a model for some members of the American army and some judges.

As a matter of fact, a course based on the understanding of "domestic and international legal issues concerning counterterrorism in the context of the utilitarian and sometimes desperate responses to terrorism raised by the plot of 24" is offered in the Law program of Georgetown University.


Besides, Jack Bauer's propensity to torture prisoners also seems to be the object of some American interrogators' discussions.

Ok, 24 does contain torture scenes. However, anybody must not take certain things they see in this TV show too seriously. After all, the TV show, through the character of Jack Bauer, shows us the dark reality inextricably related to espionage and counter-terrorism not just in the USA. Indeed, torture is a reality without borders.

The previous statement should rather be seen as a speculative thought. In life, one has to make a distinction between work of fiction and reality.

The TV show 24 does contain horrible torture scenes, but on the other hand it also does contain sensible social messages. With that said, anyone who thinks that 24 promotes torture as a way to getting answers from detainees must be dreaming.

Speaking about sensible social message, 24's next season (the seventh one) will contain subtle messages about the necessity to act immediately in our own way against climate change. Behind the camera, the crew members are willing to reduce the show's carbon footprint. In the press communique of Fox, it is said that 24 "will strive to become the first television production ever to save enough energy and reduce enough carbon emissions over the course of a season to render its entire season finale carbon neutral."

For instance, instead of using diesel fuels for its production vehicles and power generators, the crew will use a combination of biodiesel fuel and petroleum diesel. This should lead the crew of 24 to emission reductions ranging from 5% on the vehicles to as much as 100% on the generators. Add to that the inclusion of low-emissions and fuel-saving hybrid vehicles to the show.

Obviously, let's not forget that not only you will find more simple tips on how to individually fight climate change on 24's official web site, but some members of the show's cast will appear in public service announcements (PSA) in which they'll give you advices about what you can do to protect this planet. By the way, Kieffer Sutherland has already done one PSA, just to let you know. Finally, some advices on how to fight climate change will be integrated to the storyline.

Moreover, those who saw the third season might also be inclined to believe that the show is trying to promote the beauty of public health care, something that unfortunately can't be found in the USA. After all, do I need to remind you that Tommy Douglas, the former Premier of Saskatchewan, is Sutherland's grand-father?

Since 24 is the only American TV show that I've been watching for the last year (on DVD, naturally!!!), I can tell you that I personally see the show as a high-quality source of entertainment. However, I am perfectly aware that the show is quite violent, but I don't think that the scriptwriters are dumb enough to promote torture.


Saturday, September 15, 2007

Created to Fail

The Bouchard-Taylor commission is a failure, because the appointees don't have what it takes to understand French Quebeckers and above all, ethnic minorities.


In February, Quebec's Premier Jean Charest appointed sociologist Gérard Bouchard and philosopher Charles Taylor at the helm of a study commission. These two academics were to conduct a province-wide study on religious accommodations. In addition to the controversies sullying the commission, Bouchard and Taylor recently had the bad idea to broaden the debate on religious accommodations to immigration.

Let's say things as they are: the Bouchard-Taylor commission is just a pure waste of money. Instead, Charest could have taken a very quick decision. The Bouchard-Taylor commission is a failure, because the appointees don't have what it takes to understand French Quebeckers and above all, ethnic minorities.

Jean Charest has ludicrously stressed all along on the fact that the commission is led by "experts" on the issues of religions and immigration. Well, the commission certainly has the merit to be led by academics and backed up by another batch of... 15 academics! However, this is unimpressive. These are actually academics who have expressed their opinions on religions and accommodations throughout their intellectual career.

If Jean Charest had appointed lawyer Julius Grey, my perception about the study commission wouldn't change from a bit. In fact, Grey is just one of those buffoons who live in a make-believe-it world of his own.

Even though they won't admit it, the 17 academics forming the Bouchard-Taylor commission just have no concrete experience in the domain of immigration. Despite all the education that they received, their knowledge is not comparable to that of a social worker or even a lawyer specialized in immigration. With their immoderate penchant for cold theories, how can Bouchard and Taylor, in the first place, understand all the things that ordinary French Quebeckers and above all, ethnic minorities go through?

Add to that the group of 15 academics that were hand-picked by Bouchard and Taylor. With two people who have a foreign-like name, we can expect this group to fully understand every ethnic layers of Quebec...

Seriously, having a whole set of diplomas is beautiful. However, being on a field in order to help immigrants is better than sitting down and producing abstract thoughts.

As a matter of fact, Gérard Bouchard pathetically believe that Montrealers and the rest of Quebeckers just live the same reality, which means ethnic diversity. For someone who spent most of his life in Chicoutimi, Bouchard really doesn't understand that the issue of ethnic co-existence mostly concerns Montrealers, in the first place.

Secondly, Bouchard is seriously dumb enough to believe that racism is just on the side of French Quebeckers. I beg your pardon, Mr Bouchard! What are you waiting for to get out of your ivory tower, eh? I do know many people (coming from ethnic minorities) who have been saying racist things against French Quebeckers for quite a while! As for Charles Taylor, well, needless to say that he's just a dogmatic ideologist who can't express nuanced stances on the issue of ethnic co-existence and religions if you read some works of his.

The creation of the study commission might be fraught with good intentions for some people. However, as opposed to what Jean Charest believe, the commission is far to be a tool for a "public debate". After all, the problem is this simple: the appointees are just people who are more used to sit down rather than being on the field.

Friday, September 7, 2007

Irresponsible Members of the Commons

Before they justify their new stance on Afghanistan, the LPC is supposed to know that it sent our troops there about three years ago.

Since our legendary Vandoos are serving in Afghanistan, Gilles Duceppe, the leader of the Bloc Québécois (BQ) and Stéphane Dion, the leader of the Liberal Party of Canada (LPC), has been asking again and again the full withdrawal of Canadian troops. Add to that the fact that Dion and his by-election candidate in the Montrealer riding of Outremont, Jocelyn Coulon, has branded Prime Minister Stephen Harper as being close to George W. Bush.

How simplistic as an analysis!

Before they justify their new stance on Afghanistan, the LPC is supposed to know that it sent our troops there about three years ago.

While Paul Martin was at the helm of our government in 2004, Defence Minister Bill Graham enthusiastically advocated our troops' mission in Afghanistan. Moreover, Graham admitted that not only the situation in Afghanistan is complex, but he also admitted that it was in the interest of Canada and Afghanistan to make a "long term" mission. Graham also thought that a long presence in Afghanistan will bring stability.

With this said, we can assume that the Liberals knew what they should be expecting from our mission in Afghanistan. After all, let's remember that it took 10 years for Canadian troops to bring stability in Bosnia. Moreover, Canada had a plan so that it can be replaced by another country.

What we still don't understand is why do opposition parties in the Commons, starting with the LPC, want to pull our troops out of Afghanistan? Many members of the opposition parties didn't even think about the country that would replace Canada in the province of Kandahar.

Secondly, they try to make us believe that the mission is just a whole failure. If many members of the opposition parties had read the latest report from the North-Atlantic Treaty Organization (NATO) and the United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC), they would know that some Afghan provinces (particularly those in the North) are 1) perfectly stable and 2) drug-free in terms of production.

Talk about an absence of progress in Afghanistan! Nonetheless, we always hope for bigger progress, naturally.

The opposition parties in the Commons, especially the Liberals, are asking the full withdrawal of our troops by pretending that everything is hard. Of course, Canadian troops are in a Southern Afghan province of Kandahar, one of Afghanistan's hottest corners. Who knows? Maybe the situation in Afghanistan is bound to become better in a few months. Unfortunately, the behaviour of opposition parties of the Commons, especially the Liberals', can be described as political opportunism.

Tuesday, September 4, 2007

Céline Hervieux-Payette et le galvaudage

Dans l’édition du 4 septembre de La Presse, la chef de l’opposition libérale au Sénat, Céline Hervieux-Payette, lançait une chape de plomb sur Bernard Landry. Pour celui-ci, le Québec n’est ni multiculturel ni bilingue. Si l’ancien Premier ministre du Québec a lancé des paroles qui manque de profondeur, Mme Hervieux-Payette, elle, elle a galvaudé le terme «multiculturalisme».

L’ancienne ministre d’État à la Jeunesse a soutenu, avec des statistiques à l’appui, qu’une «promenade dans les rues de Montréal, une randonnée dans les petites villes, voisinages et quartiers des quatre coins du Québec aurait tôt fait de […] convaincre [Bernard Landry] que le multiculturalisme est un fait incontournable au Québec en 2007.» Le multiculturalisme et la diversité ethnique sont deux choses différentes.

Le multiculturalisme, en tant que doctrine, n’a absolument rien à voir avec l’immigration dans une optique politique. En effet, dans l’alinéa a) du paragraphe 3(1) de la Loi sur le multiculturalisme, on peut y lire que tous les groupes ethniques, avec l’appui du gouvernement fédéral, ont le droit «de maintenir, de valoriser et de partager leur patrimoine culturel.» De plus, cette loi adoptée par le Canada en 1971 est sous la juridiction du ministère du Patrimoine et non sous celle du ministère de l’Immigration.

Cela dit, en associant le multiculturalisme à l’immigration, Céline Hervieux-Payette dit des billevesées qui empêche toute critique du multiculturalisme. De toute évidence, s’opposer à la politique du multiculturalisme est mon droit.

Conséquemment, une question mérite sans l’ombre d’un doute d’être posée à cette sénatrice : En devenant le premier pays à adopter une politique de multiculturalisme en 1971, le Canada est-il devenu le premier pays occidental (voire même le premier au monde) à accueillir l’immigration internationale? La réponse est évidemment non.

Si on suit le raisonnement de Céline Hervieux-Payette, on croirait que des pays comme les États-Unis, la France ou les Pays-Bas, par exemple, n’ont toujours pas tendu l’oreille à la question de l’immigration internationale. Incroyable mais vrai, le Canada, malgré ses politiques discriminatoires envers les non-blancs, commençait déjà à accueillir des immigrants internationaux (principalement des Européens) depuis le 19e siècle et ce, sans aucune politique de multiculturalisme!

Pour reprendre les statistiques citées par Céline Hervieux-Payette concernant la diversité au Québec, si 20,4% des Québécois se disent d’une descendance autre que franco-québécoise, anglo-saxonne ou amérindienne, ce n'est pas dû au fait que le multiculturalisme est un phénomène si patent en 2007; c’est plutôt dû au fait qu’il a une politique d’accueil de l’immigration internationale. Point à la ligne.

Aux yeux de Mme Hervieux-Payette, le discours péquiste paraît «usé, dépassé et déconnecté du Québec moderne». Que grand bien lui fasse de s’attacher à cette conviction! Pour ma part, je pense que le discours de certains membres du PLC, qui consiste à associer le multiculturalisme à l’immigration, est éculé. Deuxièmement, ce discours ne tient aucunement compte de la diversité des opinions dans tout le Canada ainsi qu’à l’intérieur même du cercle des fédéralistes. En effet, être en faveur de l’immigration internationale et opposé à la Loi sur le multiculturalisme ne sont pas deux prises de position contradictoires comme veut le croire Céline Hervieux-Payette.

Anh Khoi DO
Étudiant au baccalauréat en Histoire à l'Université de Montréal

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