Wednesday, September 26, 2007

Les allergies alimentaires: Accommodements alimentaires


Une réaction allergique peut causer peut avoir des conséquences dramatiques. Ne disposant d'aucune règle claire pour éviter cela, les autorités scolaires pensent de plus en plus aux «accommodements alimentaires» pour protéger les élèves allergiques.

Selon Statistiques Canada, 33,45% des écoliers québécois souffrent d’une allergie. Les réactions les plus courantes sont liées aux aliments et proviennent le plus souvent de l'ingestion d'arachides, de noix, de poisson, d'oeufs ou encore de lait. C'est pourquoi, des écoles et des fournisseurs de services alimentaires mettent en place des règles et des procédures ayant pour but de rendre service aux enfants souffrant d’une allergie alimentaire.

Andrée Coursol, une infirmière au CLSC de Saint-Laurent, pense que les allergies alimentaires constituent «les cas les plus graves». Selon elle, il n’existe aucune lois pour forcer les écoles à accommoder les enfants souffrant de ce type de troubles. Néanmoins, elle spécifie que ce sont habituellement les écoles qui font leurs règles et que les parents doivent aviser les établissements.

Marie Gibeau, la directrice adjointe des services de nutrition de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB), affirme aussi que «de façon générale, le dossier des allergies alimentaires est laissé à la direction de chaque école». Entre proscrire des aliments allergènes ou interdire aux enfants allergiques l’accès à la cafétéria, la CSMB ne favorise aucune de ces idées et que la CSMB ne s’empêche pas de vendre certains aliments. En revanche, elle précise que du côté des écoles, plusieurs d’entre elles offrent de moins en moins de produits à base d’arachide.

Dans un communiqué, l’Association québécoise des allergies alimentaires (AQAA), un organisme à but non lucratif, dit que «fréquenter un centre de la petite enfance, l’école ou un service de garde est un droit pour tous les enfants et l’enfant allergique ne doit pas faire l’objet de discrimination». L’AQAA suggère aux écoles ainsi qu’aux commissions scolaires des mesures à prendre pour éviter les crises allergiques. Par exemple, lorsqu'un enfant souffre d’allergies alimentaires, une école peut «planifier l’envoi d’une lettre aux parents leur demandant d’exclure les arachides et les noix des collations et repas de leurs enfants» ou assurer «la formation de tout le personnel sur l'utilisation d'EpiPen et sur la conduite à tenir en cas de réaction allergique».

D'autre part, l'entreprise SYSCO exige «de tous ses fournisseurs de services alimentaires l’établissement d’un programme de contrôle des allergènes». La nourriture jugée comme allergène n'est pas cuisinée au même moment que celle qui ne l'est pas.

Diane Charbonneau, mère d’une fille allergique, déplore le manque de collaboration entre la direction de l'école fréquentée par sa fille et les parents. «Nous devions rencontrer des infirmières scolaires à chaque année pour expliquer que notre fille était allergique.»

D'ailleurs, elle ajoute qu’elle avait l’impression que pour la direction de l’école de sa fille, les allergies alimentaires constituaient «une surcharge de travail». Par contre, Mme Charbonneau pense que «plus on avance dans le temps, plus les allergies alimentaires sont connues». Même si elle ne pense pas que le Canada ou le Québec doivent se doter d'une loi sur les allergies alimentaires, elle affirme que des sessions de formation et de sensibilisation sur les allergies devraient être organisées dans les écoles.

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