Sunday, September 30, 2007

En route vers les Plaines d'Abraham

Ceci est le premier d'une série de trois textes révisés (avec les notes de bas de page en moins) et enrichis d’une recherche que j'ai faite sur la Guerre de la Conquête (1756-1763) dans le cadre du cours d’Histoire du Québec et des Amériques lorsque j’étudiais en sciences humaines au Collège Ahuntsic en 2006. Évidemment, le but de cette recherche consistait à écrire une critique interne et externe d’une source primaire. Celle-ci fut une gravure anglaise représentant la bataille des Plaines d’Abraham.


La bataille des Plaines d’Abraham

Cette image représentant le siège de Québec en 1759 est une gravure imprimée à Londres. Elle est basée sur un croquis d’Hervey Smith, l’aide de camp du général James Wolfe (le dirigeant des troupes britanniques lors de la Guerre de la Conquête). D’après Christopher Moore, «[d]es événements de douze heures sont compressés en un seul moment» sur cette gravure (2002 : 180). Sur cette gravure, on peut y voir deux camps antagonistes : un qui se bat pour la possession du Canada (la France) et l’autre qui se bat pour la prise du Canada (la Grande-Bretagne). De toute évidence, la bataille des Plaines d’Abraham est une bataille qui est englobée dans cet affrontement entre les France et la Grande-Bretagne, «les deux puissances mercantiles de l’Europe du dix-huitième siècle». Bien sûr, cette bataille est mieux connue sous le nom de la Guerre de Sept Ans (1756-1763).

Sur cette gravure, les troupes françaises et britanniques se sont livrées une bataille âpre le 13 septembre 1759 sur les Plaines d’Abraham. En ce qui concerne la configuration des forces en présence, l’historien Guy Frégault soutient que du côté britannique, durant la bataille des Plaines d’Abraham, le général James Wolfe, l’homme qui dirigeait les troupes britanniques, «[avait jeté] dans cette épouvantable aventure un peu plus de 4,800 hommes» qui furent supportés par la flotte navale de la Royal Navy (Frégault, 1955 : 346).

Pour ce qui est des Français, au total, leurs troupes étaient constituées de 2200 soldats réguliers et 1500 soldats coloniaux (majoritairement des Canadiens). En plus, les troupes françaises furent militairement soutenues par 10 000 miliciens (Moore, 2002 : 177). Quoique les Français avaient un certain avantage numérique face aux Britanniques, le général James Wolfe écrit durant la bataille que «[le général] Montcalm est à la tête d’un grand nombre de mauvais soldats et [que lui, il est] à la tête d’un petit nombre de bons soldats». Durant la bataille des Plaines d’Abraham, le général Montcalm parvint à déployer 3500 hommes et fonce «la tête baissée» dans une confrontation contre les Britanniques qui ne durera qu’un quart d’heure.

Désorganisation des troupes françaises

Durant la bataille sur les Plaines d’Abraham d’une durée de quinze minutes dont le principal enjeu était la possession du Canada, les troupes britanniques, selon Frégault, «évoluent avec une précision mécanique». De plus, cet ancien membre de l’Académie canadienne-française spécifie, dans son livre La guerre de la conquête – 1754-1760, qu’après le combat, les troupes françaises furent très désorganisées de cette manière (p. 348):

[l]es bataillons sont dans un «désordre irrémédiable», dispersés par une «terreur sans égale». Mais la «déroute» n’est «totale que parmi les Troupes réglées»; habitués à reculer à la manière, dit-on, «des anciens parthes» et à se retourner brusquement contre l’avant-garde qui les poursuit, les Canadiens retardent considérablement l’avance britannique et empêchent les vainqueurs de pénétrer dans la capitale sur les talons des fuyards.

Dans le passage qui suivait cet extrait qui a été présenté en retrait, cet historien canadien expliquera que les Plaines d’Abraham n’étaient pas intégrées à la ville de Québec à l’époque de la Guerre de la Conquête. Cela veut dire qu’elles menaient vers la capitale de la Nouvelle-France. D’ailleurs, la raison pour laquelle les troupes britanniques furent retardés c’est parce qu’un groupe de miliciens était présent dans les bois situés à l’Ouest de la porte Saint-Jean et ils ont pu infliger des pertes aux Britanniques. Après tout, cela n’empêchera guère les vainqueurs de déferler sur la capitale de la Nouvelle-France et d’affirmer leur contrôle militaire au nom de la couronne britannique vers la fin de cette guerre qui allait permettre aux Britanniques de casser les ambitions commerciales nord-américaines des Français en mettant la main sur le commerce des fourrures, l’agriculture et la pêche.

Prochain texte: La capitulation française.


Bibliographie partielle:

FRÉGAULT, Guy. «La guerre de la conquête – 1754-1760», tome 9 de Histoire de la Nouvelle-France, Montréal, Fides, 1955, 514 p.

MOORE, Christopher. «Colonization and Conflict: New France and its Rivals – 1600-1760» dans The Illustrated History of Canada, Toronto, Key Porter Books, 2002, p. 96-180

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